Pour 2009, les règles concernant la gestion de son
assolement sont enfin connues.La FNSEA a obtenu la
reconnaissance de la jachère, du couvert environnemental mais également des
assouplissements importants pour les exploitations d’élevage.
La note du ministère de l’agriculture de juillet 2008
relative aux évolutions des mesures liées aux Bonnes Conditions Agricoles et
Environnementales nécessitait, pour la FNSEA, des assouplissements
règlementaires. Effectivement la mesure diversité d’assolement devait faire
l’objet de plusieurs modifications. Aujourd’hui, les règles sont
connues.
En 2008, pour répondre à la mesure diversité
d’assolement, vous étiez obligé d’introduire une seconde culture correspondant à
5 % de votre sole cultivée. Faute d’avoir une seconde famille de culture, vous
étiez alors considéré monoculteur et contraint d’implanter une culture d’hiver
ou d’effectuer un broyage suivi d’un
mulchage.
Notion de culture et non plus de
famille
A partir de 2009, le ministère nous impose au moins 3
cultures dans l’assolement. Or, depuis les annonces du ministère, plusieurs
départements dont la FDSEA des Landes ont fait remonter des incohérences quant à
l’application pratique de la mesure.
En effet, chaque culture devait faire au moins 5 % de
la sole cultivée et seuls les producteurs implantant plus de 10 % de leur sole
cultivée avec une culture de légumineuse pouvaient se contenter de seulement 2
cultures.
Le Gel devient une
culture
Depuis, la mobilisation de la profession a permis
d’apporter des modifications significatives sur la définition des cultures mais
également sur leurs seuils de représentation. En effet, la seconde culture doit
faire au moins 5 % de la sole cultivée et le seuil limite pour la
3ème culture est passé de 5% à 3 %. L’abaissement du plancher à 3 %
pour la plus petite culture permet de cumuler plusieurs cultures de
diversification pour atteindre les 3 %. Cette mesure autorise de comptabiliser
comme culture les 3% de surface en couvert environnemental (SCE). Par ailleurs,
pour simplifier les règles concernant le gel, il est proposé de retenir les
différents types de gel (non cultivé, industriel ou environnemental) dans la
sole cultivée et de les comptabiliser comme une seule et même culture.
Plus de
mulchage
La reconnaissance de la jachère comme culture modifie
les règles de calcul de la sole cultivée. A partir de 2009, pour obtenir la
surface exacte de la sole cultivée, vous devez ajouter à la surface agricole
utilisable, les surfaces gelées. Il faut ensuite déduire les prairies
permanentes (ainsi que les prairies temporaires de plus de 5 ans), les cultures
pérennes (vignes, fruits…) et les cultures pluriannuelles (asperges,
framboises…).
Pour répondre aux difficultés des exploitations
d’élevage, le ministère accorde à la prairie temporaire le même statut que celui
des légumineuses. Dès lors que la surface en prairie temporaire fait plus de 10
% de la sole cultivée, vous n’avez plus besoin d’introduire une 3ème
culture dans votre assolement.
Si votre assolement 2009 ne respecte aucune des deux
règles précédentes (seuils minimaux de 3 ou 5 %, ou de 10 % de la sole en
prairie temporaire ou légumineuse), vous êtes considéré comme monoculteur. Vous
êtes dans l’obligation d’implanter un couvert hivernal ou de broyer les résidus
de récolte.
A compter des 2009, l’enfouissement des résidus de
récolte (mulchage) n’est plus obligatoire. Cette pratique a des effets néfastes
sur la gestion de l’avifaune. Le mulchage enfouit les grains de maïs non
récoltés, et ce, au détriment des oiseaux migrateurs.
Pour plus d’information, n’hésitez pas à contacter le
service PAC de la FDSEA au 05.58.85.44.22.
Patrice Degos
« Le gel est une
culture »
La
diversité d’assolement est représentée par des cultures
différentes :
- la
culture retenue est celle mentionnée par l'exploitant dans sa déclaration PAC ;
-
les différents types de gel, gel « non cultivé »,
«gel industriel », «gel environnemental » (sauf le gel
boisé) sont comptabilisés dans la sole cultivée et représentent une seule et
même culture ;
- le
maïs grain, le maïs ensilage et le maïs doux sont comptabilisés comme une même
culture (car même itinéraire technique);
- le
maïs semence est une culture ;
-
les cultures industrielles et alimentaires (par exemple colza et colza éthanol)
sont comptabilisées comme une seule culture
;
-
les cultures de printemps et les cultures d'hiver (ex : blé d'hiver/blé de
printemps) qui ont des itinéraires techniques différents, sont comptabilisés
comme des cultures différentes ;
- le
blé dur et le blé tendre qui sont des espèces différentes, sont comptabilisés
comme des cultures différentes ;
- le
blé, l’orge et le triticale sont des cultures
différentes ;
- la
prairie temporaire est une culture ;
-
les légumes (carottes, brocolis…) qui ont des itinéraires différents sont
classés comme des cultures différentes.
-
une monoculture d'hiver permet de respecter (pour la surface concernée par cette
culture) l'obligation de couvert hivernal prescrite par la
BCAE.
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Diversité d’assolement : ce qu’il faut
retenir |
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Différents
dispositifs |
Description de
la sole
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Exemple :
Exploitation de
100 ha de SAU |
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Dispositif 2009
Cas
général
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Trois cultures,
représentant pour
la seconde au moins
5% de la
sole cultivée (1) et
au moins 3%
pour la plus petite
des trois.
Pout la dernière
culture, possibilité de cumuler plusieurs cultures de diversification pour
atteindre 3 % de la sole cultivée, en comptant pour une culture.
Remarque : les 3% de couvert environnemental
peuvent représenter la 3ème
culture.
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Assolement :
-
5
ha de
blé
-
3
ha de prairie
temporaire (ou couvert environnemental ou
gel)
-
92
ha de
maïs |
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Dispositif 2009
Cas
particulier : Producteurs implantant
10% et plus de prairies temporaires ou de
légumineuses
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Deux cultures dont
une en prairie temporaire ou
légumineuse
représentant au
moins plus de 10% de la sole
cultivée.
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Assolement :
-
10
ha de prairie
temporaire
-
90
ha de
maïs |
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Dispositif 2009
assolement ne respectant aucune des
deux
règles précédentes
« dérogation
monoculteur »
|
Une ou plusieurs
cultures ne respectant
pas les seuils
minimaux de 3 ou 5%,
et/ou de 10% de
prairie temporaire ou légumineuse :
obligation de
couvert hivernal ou gestion
des résidus de
culture par un simple broyage. |
Assolement : exploitation
monoculture maïs.
L’exploitant doit réaliser
soit :
-
1 broyage
(uniquement)
ou
-
Implanter une culture
d’hiver |
(1) la sole
cultivée = SAU + gel (sauf gel boisé) – prairies permanentes (y compris les
PT5) – cultures pérennes (vignes, fruits…) – cultures pluriannuelles
(asperges).