Le législateur
français n’a pas, à ce jour, défini la notion de cours d’eau. Celle-ci s’est
donc construite de façon pragmatique sur la base de la jurisprudence, d’une part
fondée sur le double critère de l’existence d’un lit naturel à l’origine et de
la permanence d’un débit, d’autre part adaptée au fil des ans à la diversité des
situations que l’on peut rencontrer sur le territoire français. Compte tenu de
cette définition jurisprudentielle, les services de la Police de l’eau bénéficient d’une
large marge d’appréciation de la définition des cours
d’eau.
Mais avec
l’application de la dernière Loi sur l’eau et du Grenelle de l’Environnement, la
notion de préservation d’écosystèmes aquatiques monte en puissance.
En effet,
la Police de
l’Eau souhaite rendre accessible aux poissons migrateurs, 1300 kms de cours
d’eau dans notre département contre 327 kms à l’heure actuelle. A terme, on ne
pourra plus intervenir sur les cours d’eau sans autorisation ou déclaration
s’insurge Jean Luc CAPES, président de la commission hydraulique à
la Chambre
d’Agriculture.
La
FDSEA demande la
suspension des contrôles
Si les
collectivités ont été avisées de cette réglementation et de cette nouvelle
cartographie des cours d’eau, les agriculteurs n’ont pas eu d’information
spécifique, alors que la
Police de l’Eau (la MISE) bat la campagne pour dresser des
procès-verbaux. Lors de la dernière
CDOA plénière, Jean-Marc BENQUET, secrétaire général de la FDSEA a demandé au préfet de
faire une campagne d’information auprès des agriculteurs et par conséquence, et
d’ici là, de suspendre tout contrôle.
En cas
d’intervention sur un cours d’eau, n’hésitez pas à prendre contact avec
la FDSEA au
05.58.85.44.22.