C'est en présence du nouveau secrétaire général de la
Section Nationale des Anciens Exploitants de la FDSEA Jean-Claude Bizien,
originaire du Finistère, que s’est tenue la dernière réunion des anciens
exploitants des régions Aquitaine et Midi Pyrénées.
Le président de
la région Aquitaine, Pierre Hourbeigt, a longuement rendu compte des conclusions
du groupe de travail national sur les retraites agricoles. En effet ce groupe de
travail veut s’attaquer « aux
poches de pauvreté » en proposant des dispositifs spécifiques pour les
personnes ne remplissant pas les conditions d’accès aux revalorisations
actuelles.
Quelques mesures
phare ont été présentées. Il s’agit tout d’abord de l’attribution d’un montant
minimum de retraite aux personnes présentant une durée d’activité en tant que
non salarié agricole supérieure à 17,5 ans. Cette prestation pourrait être
alignée sur le montant des minimums vieillesses. La mesure devrait pouvoir
bénéficier à 337000 retraités, représentant un supplément annuel de 588 € par
personne.
Le groupe a ensuite proposé une suppression
des minorations sur les revalorisation. En effet, le montant des revalorisations
du plan quinquennal était affecté d’un coefficient de minoration en fonction des
années manquantes par rapport à une carrière complète. L’abaissement du seuil de
revalorisation des retraites de 22,5 ans à 17,5 ans fait aussi partie des
revendications du groupe.
Aujourd’hui toutes ces
propositions et d’autres sont dans les mains des ministères concernés (notamment
du budget) et le parlement travaille actuellement à la rédaction d’un projet de
loi qui sera discuté par les organisations professionnelles à l’automne, avant
d’être soumis à l’Assemblée Nationale. La section des anciens exploitants reste
très vigilante sur la rédaction de ce projet de loi et incite d’ores et déjà les
sections départementales à préparer des actions de sensibilisation auprès de
leurs élus pour l’automne.
D’autres nouveautés ont
également été dévoilées, dont le « chèque santé ». Ce dispositif est réservé aux
personnes dont les ressources dépassent au maximum de 20 % le plafond
d’attribution de la Couverture Maladie universelle Complémentaire (CMU-C), soit
environ 13000 € par an pour un couple. Ce chèque permet de financer une partie
d’une complémentaire santé jusqu’à 400 € pour les plus de 59 ans.
La journée s’est
conclue par un tour des départements pour faire états des actions des sections
départementales: entre les actions syndicales, les formations et les journées
conviviales, on comprend mieux pourquoi nos aînés sont toujours aussi
actifs!