Le 12 octobre la Commission européenne a communiqué ses propositions en matière de PAC post 2013. Dans la liste des nouveautés « annoncées », le verdissement deviendrait une condition obligatoire pour accéder aux mesures de soutien.
Ainsi donc, devront être cultivées au moins trois cultures différentes. La principale ne pourra excéder 70% des surfaces arables de l'exploitation. En clair il s'agit d'une attaque en règle contre la monoculture, et donc contre l'agriculture départementale.
La culture du maïs est incontournable pour bon nombre de nos exploitations car cette plante s'adapte parfaitement aux conditions agronomiques de notre région. La bonne récolte 2011 en est la meilleure preuve.
Une politique environnementale commune ne peut se substituer à la politique agricole commune car elle ne remplit qu'une partie du rôle dédié à celle ci. Faire fit de toute logique économique en imposant de manière dogmatique une mesure « verdissante » est une erreur.
Un maïsiculteur-éleveur, consommateur de maïs local, créateur de valeur ajoutée est il moins méritant qu'un céréalier en cultures d'hiver assolées ?
Je ne le crois pas, car une valeur reconnue de l'agriculture Française est sa diversité. Au-delà de la diversité de cultures c'est bel et bien la diversité de productions qu'il faut encourager !