Agenda07/02/12 Retour à la page d'accueil Contacts Glossaires Plan du site Page précédente Page Suivante Imprimer  
    Carré jaune
 
  Lancer la rechercheRecherche avancée











 

 

FDSEA des Landes
Maison de l'Agriculture
BP 215

40004 Mont de Marsan Cedex

tél.
: 05 58 85 44 22
Fax
: 05 58 85 44 30
fdsea.40@wanadoo.fr

  31/12/2004
  Les carrés jaunes de l'année 2004


17 décembre 2004

CADEAU DE NOËL ?

En guise de cadeau de Noël, le gouvernement va envoyer aux agriculteurs les règles du jeu de la conditionnalité 2005 axé sur le très à la mode, principe de calcul de pénalités.
Il est certain que les écrivains de ce futur bréviaire de la PAC n'ont jamais mis de bottes pour visiter une ferme et sont fâchés avec la diversité de nos campagnes et le bon sens paysan.
Même à l'intérieur d'un département la saisonnalité des travaux des champs est très différente d'une région à l'autre. Sauf qu'aujourd'hui ce règlement impose des actes et des dates impossibles à respecter et donc pénalisera les agriculteurs. Comment accepter qu'une vache qui vient de perdre une boucle d'identification en se frottant sur un arbre génère une pénalité de 1 % de toutes les primes de l'exploitation ?
Ce n'est qu'un exemple parmi tant d'autres de l'inadaptation de cette nouvelle réglementation, et dont les agriculteurs auront en permanence une épée de Damoclès au-dessus de leur tête, en étant à la merci de nombreux contrôleurs et de procédures tatillonnes. 
La FNSEA, qui n'a jamais cautionné ce projet et l'a combattu sans être entendue, revendique de la lisibilité et de la simplicité. Pour 2005, nous demandons que les contrôles soient effectués intelligemment dans un souci de pédagogie et qu'il y ait un maximum de clémence pour la plupart des anomalies qui seront détectées. 

Jean-Luc Capes

3 décembre 2004

DE MAUVAISE FOI

Mercredi matin sur le trottoir de Dax, l'association "Les Centinelles" s'installait pour faire signer une pétition contre le gavage avec l'objectif de rester cent heures.
Aussitôt des sentinelles de notre famille se postaient pour observer ces deux plantons récitant leur leçon, truffée de contre vérités et mensonges, pour finalement convaincre très peu de nos concitoyens landais.
Mais devant une démarche aussi abjecte, venant d'une association du club des "anti-tout", les éleveurs de la FDSEA et JA se devaient de réagir pour rétablir la vérité. Car, c'est une véritable provocation au pays de la gastronomie et de l'art de vivre de vouloir supprimer une tradition régionale qui traverse les siècles et continue à réjouir les papilles des gourmets toujours plus nombreux.
Personne n'est obligé de manger du foie gras ou du confit mais c'est de l'intolérance de supprimer la liberté de choisir sa nourriture, de choisir son plaisir. La prochaine étape serait-elle de devoir renoncer à la consommation de viande et d'adhérer aux thèses du végétarisme ?
L'image de notre terroir, de notre culture et l'honneur de notre métier sont attaqués alors que jamais autant de monde n'a souhaité vivre dans notre pays.
La viabilité économique de nos exploitations agricoles et de tous les emplois de la filière est menacée. La vraie question au fond est de savoir à qui profite une telle initiative de mauvaise foi en pleine période d'achat de foie gras.

Jean-Luc Capes

26 novembre 2004

CADEAU D'ADIEU

Les relations fournisseurs-distributeurs sont toujours sur le devant de la scène avec beaucoup de tension, puisque le cabinet du ministre des finances en est à sa cinquième version de réforme de la loi Galland, où l'on peut retrouver une demande de la profession agricole avec l'instauration de sanctions pénales pour les distributeurs en infraction.
A la veille de son départ du ministère des finances on ne peut que se demander pourquoi M. Sarkozy n'a jamais osé autant de sévérité avec les distributeurs hors la loi qu'avec les citoyens en excès de vitesse. Les promesses de fond de couloirs prendraient-elles le dessus ?
Comment également accepter que la grande distribution se voit attribuer un cadeau d'adieu de 1,5 milliards d'euros par rapport à la taxe d'équarrissage alors que le consommateur a déjà payé et que donc le contribuable paie à nouveau au travers de ce versement.
Cette manne financière aurait été bien plus justifiée à soutenir les filières agricoles en crise qu'à soutenir les prédateurs de notre commerce intérieur.
On frôle quand même le délire de constater que tout le monde est indifférent à ce que les agriculteurs subissent des baisses de prix leur imposant de vendre à perte et que simultanément on s'excite pour savoir comment on peut laisser la distribution vendre à perte tout en gardant des marges indues !
Sachant que pour l'agriculture l'enjeu est bien la délocalisation, avec tous les emplois liés, alors qu'on peut être sûr que la distribution ne se délocalisera pas et restera là où se trouvent les consommateurs solvables.

JEAN-LUC CAPES

19 novembre 2004

NOUVELLE COMMISSAIRE PEU CONVAINCANTE

Interrogé pour une dernière fois lors du congrès de la Confédération Européenne de l'Agriculture à Bruxelles, le commissaire Fischler a défendu sa réforme de la PAC en développant fortement les sujets autour des attentes des consommateurs, de l'environnement, des paysages. Pas un mot sur les agriculteurs : édifiant.
Aujourd'hui, il cède sa place à une Danoise, Mme Marianne Fischer Boel, qui lors de son passage "d'examen" devant la commission de l'agriculture du parlement européen a été peu convaincante et très floue sur ses ambitions pour l'agriculture européenne. Beaucoup de députés sont restés interrogatifs sur sa capacité à débattre et défendre les intérêts de l'agriculture dans les futures joutes budgétaires ou négociations internationales.
Si les parlementaires européens ont réussi à faire changer certains commissaires pressentis, Mme Fischer Boel aura quand même l'investiture du parlement au sein de cette commission.
Mais les députés européens ont donc pris du "poil de la bête" sur la mise en place de cette nouvelle commission et espèrent encore plus dans la future constitution européenne pour acquérir encore plus de pouvoir. Car ce sont bien eux que nous avons élus à l'échelon régional qui sont en relation avec les citoyens. C'est pour cela que la FDSEA ne les a pas oubliés et les a sollicités pour intervenir auprès de la commission afin que cette dernière active des mesures pour remonter le prix du maïs. Les restitutions, la mise à l'intervention sont des outils de régulation du marché toujours d'actualité : faut-il encore avoir la volonté de s'en servir.

Jean-Luc Capes.

5 novembre 2004

BIOCARBURANTS : LA BONNE NOUVELLE

L'assemblée nationale vient de voter un amendement à la loi des finances 2005 bigrement important pour le lancement des biocarburants. En effet, désormais les distributeurs de carburants, réfractaires à l'incorporation de biocarburants dans leurs mélanges seront fortement majorés sur l'impôt des sociétés.
Ajouté à la décision de tripler les agréments des volumes de biocarburants, on peut dire que ce marché est véritablement en train de voir le jour.
Maintenant, l'étape des projets est d'actualité avec l'enjeu d'une répartition harmonieuse des usines sur tout le territoire.
Le Sud-Ouest a un projet concret, travaillé par nos coopératives régionales, l'AGPM et un industriel espagnol sur le site de Lacq.
Tout le monde se doit d'être supporter de ce projet car c'est bon pour le marché du maïs, c'est bon pour l'environnement, c'est bon pour l'image du maïs et donc pour notre métier.

Jean-Luc Capes

29 octobre 2004

Cher Fuel,

Mais où s'arrêtera la hausse du prix du pétrole ? Alors que les moissonneuses-batteuses et tracteurs s'activent à rentrer le maïs, atteignant ainsi le pic de consommation de l'année, le prix du baril atteint lui aussi des sommets L'augmentation du prix du Fuel depuis la campagne dernière est de 39%. Le gaz utilisé pour l'élevage et le séchage du maïs, a également subi une hausse de 25%. Ce cumul de hausse auquel s'ajoute celle des engrais et matières plastiques, atteint un montant total pour la Ferme France de plus de 500 millions d'euros sur une année.
De son côté, le prix du Maïs lui, bat aussi des records, mais à la baisse cette fois, avec du 88 euro/t rendu Bordeaux contre du 120 euro/t l'an passé à la même époque. Cette situation est très préoccupante car il faut rappeler qu'elle succède à une année 2003 marquée par la sécheresse et les dégâts sur la santé financière de bon nombre d'exploitations. Au vu de ces éléments les JA ont entrepris différentes actions : blocage de raffinerie, opération péage gratuit, et entretien avec le Directeur de cabinet du Préfet des Landes.
Tout ceci afin d'obtenir un carburant professionnel totalement détaxé et de façon pérenne (et non pas sur 6 mois comme le gouvernement le propose).
D'autre part, il est important que notre pays s'engage franchement sur la voie des Biocarburants avec un fort développement des surfaces de productions , la création d'usines de transformation et une exonération de la TIPP sur les Biocarburants.
Aujourd'hui le taux d'incorporation de biocarburant dans les carburants classiques est environ de 5% alors qu'il pourrait être de 15%...
Gageons que des mesures soient prises rapidement, afin que la France dispose des outils nécessaires pour être leader en Europe sur ce nouveau débouché.

Didier VILLENAVE

22 octobre 2004

A SURVEILLER DE PRES

Depuis trop longtemps le monde agricole, comme bon nombre de PME, souffre de ne pas trouver des relations commerciales normales avec la grande distribution.
Le rapport Canivet, rendu public cette semaine, reconnaît ces défaillances dans l'application et surtout le respect des lois Galland et NRE (Nouvelle régulation économique). Ainsi la loi Galland qui interdit aux distributeurs de revendre en dessous du prix d'achat au fournisseur, est bafouée en permanence et a généré une inflation des marges arrières dont la plupart ne reposent sur aucun service ni prestation.
Si plusieurs recommandations du rapport Canivet vont dans le bon sens concernant les produits agricoles non transformés, il reste beaucoup de chemin à parcourir pour une vraie transparence commerciale et ce rapport aurait été bien plus inspiré de proposer la suppression des marges abusives que leur encadrement.
Tout comme il serait urgent que les pouvoirs publics assument leur rôle tant dans le contrôle que dans les sanctions des coopérations commerciales abusives. Car, aujourd'hui, les agriculteurs, étouffés par les contraintes administratives et les contrôles, ne comprennent pas tant de laxisme vis-à-vis de la grande distribution.
En amont, l'enjeu est considérable avec le risque de voir de nombreuses productions agricoles se délocaliser alors que, concernant la grande distribution, on peut être sûr d'une chose, c'est qu'elle ne menacera pas de délocaliser son activité et restera bien là où sont les consommateurs.

Jean-Luc Capes.

21 septembre 2004

SYMBOLIQUE

Le tribunal de grande instance de Bordeaux a finalement tranché et n'a condamné Jacques Castaing qu'à une amende symbolique et il fut témoigné que : "le tribunal avait su retenir la qualité de l'homme". Ce qui ne surprendra personne et surtout pas le monde agricole qui, pendant trente années, a toujours pu apprécier la probité, le dévouement et l'honnêteté de Jacques Castaing.
Sauf que, pour un tel témoignage, il n'était pas nécessaire de convoquer un homme aussi intègre à la barre. Au-delà de sa fin de carrière professionnelle qui a été ternie, et malgré les nombreux soutiens reçus, c'est surtout l'homme qui a été injustement atteint.
Tout cela parce que, à un certain moment, il ne s'est pas trouvé sur la bonne chaise et qu'on lui a reproché en fait d'être juge et partie entre sa responsabilité de vice-président du Conseil régional et président de Maïsadour, alors que les subventions attribuées à cette dernière étaient identiques à celles dont ont bénéficié toutes les autres coopératives.
Cette condamnation appelle beaucoup de questions sur l'engagement en politique de personnes issues du monde économique. Nos élus doivent-ils tous être issus de la fonction publique avec toutes les garanties de retrouver un emploi après leur(s) mandat(s) ?
Pour un bon fonctionnement de notre démocratie, la question mériterait d'être débattue.
Ce qui est sûr, c'est que Jacques Castaing n'a rien à se reprocher, que les agriculteurs Landais lui doivent beaucoup et ne le remercieront jamais assez.

Jean-Luc Capes.

17 septembre 2004

L'AVENIR DU MAÏS

Dans le cadre du congrès de maïs, un très intéressant colloque a permis d'explorer le futur qui fait rêver autour des innovations que laissent espérer le maïs.
Les maïsiculteurs ont pu finalement prendre conscience :
que le maïs est utile et légitime pour notre société et s'inscrit pleinement dans une agriculture raisonnée
que les perspectives de nouveaux débouchés sont réelles
que le maïs sera une plante incontournable pour nourrir la planète demain
Tous ces espoirs furent bien résumés par le grand témoin de ce colloque qui dans sa conclusion s'imaginait au coin de son champ de maïs en train d'expliquer à sa fille qu'elle pourra s'installer en agriculture grâce à la production de maïs. Il s'imaginait rejoint par son épouse qui roulant à l'éthanol venait lui apporter son pique-nique issu de produits de transformation du maïs, servi dans des couverts biodégradables issus également du maïs.
Ce grand témoin n'est pas un doux rêveur mais simplement un agriculteur volontaire qui veut croire en l'avenir comme nous tous.

Un certain Daniel Peyraube, 
Maïsiculteur dans les Landes à Castaignos-Souslens.

10 septembre 2004

UTILE ET LÉGITIME
Lors d'une réunion de travail, sur le terrain en présence de nombreuses personnalités de l'agriculture et de l'industrie, le Premier Ministre s'est engagé à tripler la production de biocarburants d'ici 2007. Ainsi le potentiel des biocarburants en matière de lutte contre l'effet de serre et d'indépendance énergétique a été totalement reconnu, conformément aux objectifs des récentes directives européennes.
Pour rattraper le temps perdu, la France a également besoin de se positionner clairement sur la délicate question de la défiscalisation ainsi que sur une stratégie équilibrée entre betteraves et céréales, sans oublier le maïs. Au congrès de l'AGPM, la semaine prochaine, ce programme sera sans nul doute débattu avec notamment un espoir concernant le projet d'implantation d'une usine dans le Sud-Ouest que travaillent l'AGPM et les coopératives de notre région mais aussi une forte inquiétude si l'accord de libre échange avec le Mercosur devait aboutir.
Que ce soit avec ces nouveaux débouchés, la chimie, le progrès génétique, la preuve est là : le maïs est toujours une plante du futur. Une plante utile et légitime qui, du stade de bouc émissaire, pour une minorité d'activistes, possède les meilleurs atouts pour être enfin reconnue de tous nos concitoyens.

JEAN-LUC CAPES


3 septembre 2004

 BRAVO LES JEUNES

La fête fut belle le week-end dernier à Haut-Mauco.
Avec ce programme varié, il y en avait pour tous les publics et la foule a répondu présent.
Si les nombreux partenaires associés sont à remercier pour leur soutien aux jeunes agriculteurs, le plus grand mérite en revient à ces derniers. Car, à ceux qui doutent de la jeunesse d'aujourd'hui, on a eu droit à une réponse édifiante avec une organisation sans faille et dans la bonne humeur.
Une telle expérience couronnée de réussite a pour habitude de souder les équipes de jeunes responsables et représente le meilleur gage de réussite pour le renouvellement des équipes de responsables professionnels.
Alors un grand bravo aux jeunes agriculteurs, un grand bravo à Sébastien Gouardères, vainqueur du concours régional de labour à plat qui effacera quinze ans d'absence landaise au concours national, depuis Bernard Bégué de Souprosse.

Jean-Luc Capes

27 août 2004

PASSER À L'ACTE

Le coup d'envoi de notre finale régionale a été donné par un tracteur et une remorque ce mercredi à quelques mètres du site de HAUT MAUCO. En effet nous avons manifesté notre impatience au représentant du gouvernement venu dans notre région à la découverte de notre agriculture. Nos revendications semblent rester lettre morte auprès des services de l'état et ce malgré le travail d'explication réalisé par nos instances professionnelles. Pour les jeunes agriculteurs assez parlé maintenant des actes : une politique agricole claire qui donne des perspectives aux jeunes candidats à l'installation. Nous passons à l'acte ce week-end à HAUT MAUCO après des mois de préparation pour notre fête de l'agriculture. Le programme original témoigne de notre volonté d'ouverture vers le Grand Public. Cependant cet événement marque pour nous à quelques semaines des récoltes notre engagement à maintenir l'unité entre toutes les générations d'agriculteurs. Alors un seul mot d'ordre, tous et toutes à HAUT MAUCO pour célébrer "FERME EN FETE". 

Le secrétaire général
Christophe BARRAILH

13 août 2004

BIEN COMPLIQUÉ A ÉCRIRE

BCAE (Bonnes Conditions Agricoles et Environnementales), voilà un terme supplémentaire pour abonder notre jargon professionnel qui sera lié à la conditionnalité des aides PAC dès 2005.
Si des assouplissements sont à noter sur ce dossier, on peut être inquiet sur les mesures Bandes Enherbées et Alternatives à la monoculture.
Sur les bandes enherbées, la définition des cours d'eau serait liée aux aléatoires classifications des cartes IGN !
S'agissant de la monoculture tolérée, le ministère de l'agriculture veut imposer au moins un couvert végétal hivernal, sans se soucier des différences agronomiques présentes sur une même exploitation agricole.
Tout juste s'il ne voudrait pas que le couvert végétal s'implante avant la récolte !
Ignore-t-il que les sols argileux doivent se labourer en automne ?
Ignore-t-il qu'une culture intermédiaire implantée trop tardivement n'a aucune efficacité vu la faiblesse de la biomasse produite en si peu de semaines ?
Tous les agriculteurs le savent. 
Cette mesure est donc non justifiée, ni agronomiquement, surtout pas économiquement et doit être remplacée par une gestion optimisée des résidus de récolte par broyage et mulching, selon les situations.
Et oui, la ferme France n'est pas aussi homogène qu'une moquette bien verte d'un bureau ministériel. Et en cette époque de mise en route de la décentralisation, il serait de bon aloi de faire confiance aux personnes de terrain, de plus cela ne coûterait aucun denier à l'État.

Jean-Luc Capes

6 août 2004

CALAMITEUX

Ce mardi la FDSEA des Landes a invité les responsables professionnels à rencontrer les présidents locaux des cantons de Chalosse/Tursan, sur le terrain. Le but étant de dresser un constat de la calamité 2003 avec ses insuffisances mais surtout de mesurer la réalité d'une seconde sécheresse bien plus préoccupante. Le fait qui s'impose est que le système actuel des calamités est totalement injuste.
Les agriculteurs de ce secteur le plus touché par les excès climatiques 2003, ont un type d'exploitation basé sur la transformation du maïs en produit de qualité. Ce sont ces productions que demande le consommateur aujourd'hui, sans vouloir vraiment y mettre le prix.
Ces éleveurs qui abondent fortement le fonds de calamités, se sont retrouvés exclus des compensations malgré des rendements inférieurs à 40 qx.
Il faut obtenir des pouvoirs publics de faire reconnaître, à l'instar des productions bovines, la spécificité de l'élevage avicole landais. Tout doit être mis en œuvre pour nous permettre d'obtenir les "moyens solidaires" auxquels nos éleveurs de Chalosse ont droit.
Pour 2004, ce ne sont pas les quelques gouttes tombées ces derniers jours -des cache-misère- qui éviteront une seconde calamité.
Les responsables professionnels, politique et l'administration ont pu se rendre compte de l'urgence à prendre des dispositions fortes pour sauver ces agriculteurs.

Jean-Marc Benquet

30 juillet 2004

INTERPROFESSION LAITIERE : Y A-T-IL UN ESPRIT FILIÈRE ?

Avec un prix politique et une clause de paix sur le 1er semestre 2004, producteurs et transformateurs travaillent à l'élaboration d'un nouveau dispositif de fixation de prix du lait en phase avec les marchés.
Si les grands principes techniques sont validés, quand on met les chiffres en face, plus rien ne va. En effet, les transformateurs, qu'ils soient privés ou coopératifs, ont décidé d'ignorer l'amélioration du marché suite à un manque de lait (-10 % sur le bassin de l'Adour par rapport à l'an dernier) persuadés qu'ils sont en droit de nous soustraire la compensation qui nous revient dans le cadre de la réforme de la PAC. En anticipant l'application de celle-ci, ils ont abandonné l'équivalent de la compensation à la distribution, qui n'en demandait pas tant, et imaginé se positionner sur les marchés mondiaux alors que leur structuration ne le leur permet pas.
Bref, la réactivité au marché que nous réclament les industriels ne peut pas exister seulement à la baisse !
Les producteurs aux revenus largement amputés, et déstabilisés devant l'attitude provocante et irresponsable des décideurs industriels vont devoir réagir. Dans une filière, l'ensemble de la valeur ajoutée doit se partager équitablement.
Vouloir garder les profits et faire supporter les pertes par les producteurs relève d'une attitude suicidaire et peut, à terme, remettre en cause gravement l'engagement des agriculteurs dans la production laitière.

Thierry Lanuque
Président FRPL

23 juillet 2004

ACQUIS SYNDICAL
De tout temps, la période de vacances estivales est le moment choisi par nos gouvernants pour prendre des décisions, plutôt impopulaires.
Paradoxalement, c'est en ce début du mois de juillet que la bonne nouvelle est arrivée pour les futurs retraités agricoles, avec les possibilités de rachat de périodes en tant qu'aide familial à un prix relativement "raisonnable" pour les agriculteurs d'aujourd'hui.
Depuis la promulgation de la réforme des retraites de l'été dernier, cette revendication syndicale était loin d'être gagnée car bien évidemment le ministère des finances craignait le coût important d'une telle décision alors que ces femmes et ces hommes ont travaillé autant que beaucoup de nos concitoyens d'autres secteurs d'activité.
La négociation fut âpre et quotidienne et nos responsables doivent être remerciés. 
D'abord Jean Labri, notre président de la section des anciens exploitants de la FDSEA qui, après avoir fait prendre une motion en assemblée générale a sensibilisé nos parlementaires sur cette iniquité, bien relayée par ces derniers.
Tout autant Chantal Gonthier qui, grâce à son implication quotidienne à la commission sociale de la FNSEA et à la caisse centrale de la MSA a vécu en direct ces négociations et a su apporter de solides arguments pour faire fléchir les technocrates parisiens.
A ceux qui se demandent parfois à quoi servent nos responsables agricoles faisant la navette entre notre chef-lieu et la capitale, voilà une réponse très concrète.

Jean-Luc Capes

16 juillet 2004

A L'ASSAUT DU PORT D'ALBRET

Une des meilleures façon de communiquer sur le métier d'agriculteur est bien la relation directe entre les agriculteurs et nos concitoyens. Ouvrir nos exploitations agricoles nous amène souvent un public d'initiés, curieux de découvrir nos particularités régionales. Aller au devant du grand public, croiser des vacanciers ayant le temps de flâner et d'échanger avec les éleveurs bovins est également très porteur pour véhiculer les valeurs et les réalités de notre métier. 
Des réalités qui sont parfois dures à vivre, comme en ce moment, pour les éleveurs bovins, durement touchés par la sécheresse de l'année passée et inquiets par ce début d'été sans pluie. Par solidarité, une des façons de les accompagner dans cette mauvaise passe est de les rejoindre le 20 juillet à Vieux Boucau pour une grande journée commune, afin de les aider à ce que leur passion supplante leur inquiétude. 
Alors tous à l'assaut du Port d'Albret, avec Richelieu pour cette belle fête du Bœuf à la Plage.

Jean Luc Capes.

9 juillet 2004

PAS DU CINÉMA

Le cinéma Américain fait régulièrement l'actualité, avec cette fois-ci, la sortie du film "Super Size Me" qui remet en cause l'alimentation de la restauration rapide. En effet cette histoire témoigne la vie d'un homme qui se nourrit tous les jours chez Mac Do en respectant les menus proposés, et qui au bout d'un mois se découvre un excès de poids de 13 kg, une très forte augmentation du cholestérol et les maladies qui vont avec !
Malheureusement ce phénomène de restauration à l'américaine se mondialise et s'installe même en Europe où l'on peut voir de plus en plus de citoyens manger sur le pouce de ces préparations, sur le coin de leur bureau ou dans la rue. 
Souvent la suite logique de telles habitudes est de devoir solliciter son médecin pour guérir de ces maladies (obésité, risques cardio vasculaires...) alors qu'une alimentation saine et équilibrée avec des produits de qualité vous protège d'une telle situation. 
Mais le paradoxe est là, aujourd'hui le consommateur consacre plus d'argent pour la santé que pour son alimentation. Cela signifie que le consommateur doit se faire violence et accepter de consacrer plus de budget pour bien se nourrir avec la multitude de production de nos terroirs, et la santé suivra. 
Cela veut également dire qu'il faut protéger les indications d'origine tant sur la marché européen, que sur les marchés des pays membres de l'OMC pour informer objectivement le consommateur et respecter le savoir faire du producteur. 

Jean Luc Capes

25 juin 2004

S'UNIR POUR SE DÉFENDRE

L'élargissement de l'Union européenne à vingt-cinq pays est, cette fois appelé "réunification" car il regroupe des pays de l'Est et de l'Ouest de notre continent si longtemps divisé.
Cette nouvelle concurrence interne intrigue, tellement les niveaux de vie sont bas dans ces nouveaux pays avec, de plus des contraintes environnementales et sociales très éloignées des nôtres.
Cependant pour les plus optimistes, une Union européenne avec 450 millions de consommateurs, et une augmentation de la surface agricole de 30 % et du nombre d'agriculteurs de quatre millions est une chance pour le modèle agricole européen et renforcera notre place dans l'économie mondiale.
En tout cas, nous sommes aujourd'hui engagés dans cette évolution et la meilleure attitude à avoir est l'offensive. Aller vers ces nouveaux collègues agriculteurs pour mieux défendre l'agriculture européenne est la bonne initiative dans laquelle vient de s'engager l'interprofession du foie gras.
A l'occasion du SITELIS, Hongrois, Bulgares, Espagnols et Belges ont répondu à l'invitation des Français et ont décidé de se structurer dans l'objectif de défendre la production de foie gras et notamment son mode de production ancestral par gavage au maïs.
Cette initiative est un bon exemple à suivre.

Jean-Luc Capes.

18 juin 2004

L'EXCEPTION AGRICOLE

Le ministre de l'économie et des finances semble avoir réussi son pari d'imposer une baisse des prix de 2 % afin de redonner du pouvoir d'achat aux ménages français. 
Cet effort sera partagé pour moitié par la grande distribution et par les multinationales de l'agroalimentaire, des produits ménagers, cosmétiques... dont les marges et profits n'ont cessé de croître ces dernières années. 
Parce que notre métier a un prix et que M. SARKOZY a enfin compris que ce ne sont pas les prix agricoles qui sont source d'inflation, la FNSEA et les J.A. ont défendu le principe de l'exception agricole tant pour nos productions que pour les producteurs "locaux".
Nous avons demandé que les interprofessions et leurs accords soient reconnus, la suppression des ristournes, rabais et marges arrières abusives sur les fruits et légumes et produits agricoles de 1ère transformation ainsi que l'interdiction des premiers prix sur les produits sous signes de qualité et d'identification de l'origine. 
Enfin en cas de crise, et sur demande des producteurs, la répercussion de la baisse des prix à la production sur les prix de vente devrait se faire par la mise en place d'un coefficient multiplicateur qui bloquera les marges des distributeurs. 
Nous ne sommes pas naïfs pour croire que l'ensemble de ces mesures nous permettra dès demain de retrouver valeur ajoutée et marges supplémentaires. C'est pourquoi nous continuerons notre action de surveillance et de contrôle des GMS autour des enquêtes prix du PAC 40, que les Pouvoirs Publics devront légiférer si les dérives continuent, mais nous devrons demain encore plus qu'aujourd'hui nous investir plus fortement dans les filières et les interprofessions. 

Jean Luc Capes.

11 juin 2004

LE PRÉALABLE

Ce vendredi à Losse, sur l'initiative d'Arvalis et des Chambres d'agriculture d'Aquitaine, les irrigants du Sud-Ouest auront la possibilité d'échanger sur les dernières avancées en matière de pilotage de l'irrigation et de gestion de la ressource en eau.
Ce rendez-vous sera également le lieu d'expression de l'impérative nécessité de créer des ressources nouvelles notamment pour le bassin versant de l'Adour. En effet, rappelons-nous que les trop nombreuses restrictions de l'été dernier ont occasionné d'énormes pertes d'exploitations chez ces irrigants alors que le milieu aquatique n'a subi aucun accident écologique.
Malheureusement, le préfet de bassin semble ne pas reconnaître cette situation et propose paradoxalement de renforcer les restrictions aux irrigants, c'est-à-dire de laisser couler encore plus d'eau en direction de l'Océan.
L'État ferait mieux de montrer l'exemple en matière de création de ressources nouvelles qui doit être une priorité de la future loi sur l'eau, et en respectant ses engagements budgétaires pour achever les travaux du réservoir du Gabas.
Car sans un abondement suffisant de l'Adour, les irrigants n'accepterons pas de nouvelles contraintes. Ce préalable s'impose pour assurer la pérennité d'exploitations agricoles de taille modeste, tournées vers la recherche de valeur ajoutée.

Jean-Luc Capes

4 juin 2004

OSER LA RÉPRESSION

Le nouveau ministre de l'économie et des finances vient d'organiser une première table ronde pour relancer la consommation des ménages en France. On peut être assez dubitatif sur plusieurs pistes annoncées comme l'ouverture des grandes surfaces le dimanche ou encore la création de mètres carrés de ventes supplémentaires.
Si M. Sarkozy veut rendre du pouvoir d'achat au consommateur qu'il ose s'attaquer aux pratiques commerciales frauduleuses et à l'abus de position dominante de la grande distribution ; qu'il ose s'attaquer aux marges arrières qui ruinent les producteurs et dupent les consommateurs ; qu'il ose une nouvelle politique commerciale, encadrée par la loi, basée sur le respect des parties, des engagements et des contrats.
Pour réduire l'accidentologie automobile M. Sarkozy a atteint ses objectifs par la méthode répressive. Qu'il emploie également la répression avec les pratiques de la grande distribution en commençant à les obliger à afficher publiquement dans les magasins, au vu de leurs clients, les condamnations qui les concernent. Le consommateur y retrouvera du pouvoir d'achat et de la transparence, le producteur y retrouvera de la marge et la notion de commerce équitable pourra s'appliquer à l'économie de notre pays.

Jean-Luc Capes.

21 mai 2004

DOUBLE LANGAGE

En lever de rideau d'Aquitanima à Bordeaux, les sixièmes Assises de l'origine ont permis de mettre en exergue la culture de l'indication géographique, propriété collective des acteurs du territoire face au combat qu'elle doit mener contre un libéralisme économique exacerbé et des politiques de marques.
L'enjeu est crucial pour les produits de notre région avec l'objectif d'obtenir une protection renforcée des IGP à l'OMC. Ce projet fait l'unanimité dans notre région entre élus et responsables professionnels qui ont créé une nouvelle association l'AREPO (association européenne dans les productions d'origines) entre l'Aquitaine et dix-huit autres régions d'Europe.
Même le Commissaire européen du commerce, M. Lamy a témoigné, par l'intermédiaire d'une vidéo que "Les IGP sont un outil pour garder la viabilité de l'agriculture européenne et doivent permettre de s'adapter à une concurrence accrue".
Mais, attention au double langage ! 
Car, si M. Lamy ne pouvait être à Bordeaux, c'est malheureusement parce qu'il était en train de brader l'agriculture européenne dans des négociations anticipées avec les pays du MERCOSUR et qu'il outrepasse son mandat dans le cadre des futurs accords OMC.
Car, en proposant (sans contrepartie en plus) des contingents d'importation de bœuf, de volailles, de maïs, de bioéthanol, il propose avec son collègue M. Fishler, d'importer la baisse des prix en Europe, de banaliser notre agriculture, d'encourager la déforestation sauvage en Amazonie et de condamner le développement de l'éthanol carburant en Europe.
Alors attention à cette grande tromperie de ces deux commissaires en préretraite qui ressemble fort au comportement du commissaire Mac Sharry qui, en son temps, la veille de son départ, avait lui aussi négocié des concessions aux Etats-Unis avant de se faire embaucher par une multinationale américaine.

Jean-Luc Capes.

14 mai 2004

LEGITIME RECONNAISSANCE

Lundi prochain, à Gamarde, l'assemblée générale des anciens exploitants de la FDSEA sera l'occasion de faire le point sur les récents acquis concernant les retraites agricoles et sur les trop nombreux dossiers qu'il reste encore à faire aboutir.
La possibilité de racheter des périodes d'activités effectuées en qualité d'aide familial mineur en fait partie car, pour appliquer cette disposition de la loi du 21 août 2003, nous sommes toujours dans l'attente d'un indispensable décret d'application.
Il semblerait que comme d'habitude les engagements ne soient pas respectés et que des questions de coûts de rachat soient à l'origine des retards pris dans la parution des textes d'application.
Ce qui est sûr, c'est qu'il est inadmissible de constater que les exploitants agricoles qui ont débuté leur activité très jeune, ne puissent pas, comme les autres catégories sociales partir à la retraite avant l'âge de 60 ans.
De plus, il faut souligner que, contrairement à des années d'études, ces années sont des périodes réellement travaillées, un peu comme des années d'apprentissage.
Il est désormais urgent que les textes de ce décret paraissent et que les conditions fixées restent accessibles à la majorité des agriculteurs. Cette attente dans le monde agricole est considérable et représente une légitime reconnaissance de l'État à des hommes et des femmes qui se sont donnés sans compter sur l'exploitation familiale.

Jean-Luc Capes

2 avril 2004

INDIGNATION

Depuis 18 mois la filière avicole connaît une période difficile, aggravée ces derniers mois par l'impact de la grippe aviaire asiatique. Elle se serait bien passée du battage médiatique de cette semaine dont les conséquences en terme d'image ne correspondent pas à l'éthique de notre production.
Vu les énormes moyens policiers et judiciaires mis en place lors de cette action coup de poing, on peut supposer que cette affaire doit largement dépasser le cadre de l'activité volaille.
Par contre, surprenante est l'attitude de ceux qui souhaiteraient engager la responsabilité passive ou active des éleveurs alors que ces derniers s'acquittent d'une facture en bonne et due forme auprès d'entreprises connues et agréées.
Est-ce que lorsque vous amenez votre voiture chez un réparateur, vous contrôlez la légalité des contrats de travail de tous les mécaniciens ?
NON, vous faites confiance, et c'est naturel, à votre garagiste.
Si certaines entreprises exploitent du personnel comme ces nouveaux négriers des temps modernes, elles doivent être sévèrement sanctionnées et rayées de la carte, pour laisser la place à des entreprises respectant la loi et la condition humaine des travailleurs.
La FDSEA condamne sans réserve ces pratiques mafieuses et en tant que seul syndicat représentatif des employeurs agricoles, ne laissera pas salir notre profession et s'engage à étudier toute solution pour défendre les aviculteurs.

JEAN-LUC CAPES

26 mars 2004

DOMINANT/DOMINÉ

La Commission européenne vient d'infliger une amende record d'un demi-milliard d'euros au groupe américain Microsoft pour abus de position dominante.
Le Commissaire européen à la concurrence, Mario Monti, a conclu à l'issue d'une longue enquête de plus de cinq ans, que Microsoft avait enfreint les règles de la concurrence en utilisant l'écrasante domination de son système d'exploitation Windows pour conquérir presque tous les marchés du monde.
Cette situation doit nous rappeler que c'est ce même commissaire qui a condamné la FNSEA pour quasiment les mêmes raisons par rapport à l'accord de prix de la profession, signé au plus profond de la crise de l'ESB.
Comme si un syndicat professionnel n'ayant aucune pratique commerciale pouvait être considéré comme un cartel de commerçants en quête d'hégémonie mondiale !
De plus, dans cette situation, les éleveurs se trouvaient dans une position de dominé et non en abus de position dominante, avec des prix à la production au plus bas et des prix à la distribution en hausse ! 
Et, quand il y a trop d'écart entre un dominé et un dominant, c'est plus au pouvoir public d'intervenir pour gommer les écarts qu'à la commission d'infliger des amendes au dominé.

Jean-Luc Capes

19 mars 2004

CONGRÈS A BÉGAAR
Un congrès départemental est souvent l'occasion de revenir sur l'actualité de l'année passée avec ses événements, si particuliers en 2003 (sécheresse, crise chronique de nombreuses filières lait, volailles de chair, palmipèdes à foie gras, porcs...). C'est aussi un moment privilégié d'échanges entre tous les adhérents mais aussi entre les responsables et nos militants. Alors venez nombreux.
Cette année, ce sera surtout l'occasion de débattre sur la mise en place des accords de Luxembourg avec Christophe Terrain, président de l'AGPM et d'en apprécier les premiers impacts et enjeux pour notre agriculture landaise.
Nous sommes sans doute à la croisée des chemins pour notre profession où le doute s'installe. Cependant, cette situation doit nous stimuler et nous amener à relever les défis de la production, de l'aménagement du territoire, de la reconquête du soutien de nos concitoyens.

Jean-Luc CAPES.

12 mars 2004

DÉRAPAGE

L'affaire du Régent vient d'être réglée par une décision politique qui met au second plan l'avis scientifique.
L'utilisation de l'agrochimie mérite un traitement beaucoup plus serein où des scientifiques neutres oublient leur sensibilité militante et se mettent d'accord sur une attitude irréprochable à adopter.
Car, si la politique peut "régenter" à la va-vite, selon le vent dominant d'une période électorale, c'est bien la preuve qu'il existe un dysfonctionnement majeur.
Donc, la loi mérite d'être redéfinie pour que la position scientifique prévale sur les dérapages politiques. L'enjeu est important pour les agriculteurs car ils sont les premiers utilisateurs et comme les humains, les animaux, les plantes ont parfois besoin d'être soignées. protégées

Jean-Luc Capes.

5 mars 2004

PAYSAN DEMAIN

Malgré les inquiétudes que génèrent la énième réforme de la politique agricole européenne et les crises sectorielles, le salon de l'agriculture draine toujours autant de visiteurs et permet de vrais échanges entre urbains et agriculteurs.
Le début de la semaine a été marqué par un grand meeting de la FNSEA où 5000 délégués de toute la France ont pu apprécier le soutien inconditionnel au monde agricole, des représentants du monde économique, politique, scientifique et culturel.
Ces témoignages sont importants pour atteindre notre objectif d'être "Paysan demain", avec l'ambition de relever les défis de la production, de l'aménagement du territoire, du développement durable et de la pérennité de nos entreprises.
Par leur diversité et leur dynamisme, les exposants landais en sont la démonstration et prouve, à l'image de la force tranquille de Richelieu, que les Landes ont de solides atouts pour l'avenir.

Jean-Luc Capes

20 février 2004

CE SERA 2006 !

2006 sera donc le début d'application de la PAC réformée en juin dernier. Si nous avons combattu les grands principes de cette réforme fondamentale que ce soit à Strasbourg, à Montauban, ou encore Mont de Marsan, et malgré quelques reculades importantes, il n'en demeure pas moins que sa logique libérale s'impose à nous. 
Comme par le passé notre devoir est de sauvegarder les intérêts de notre agriculture landaise et de façonner des perspectives d'avenir pour tous les agriculteurs. 
Dans cette nouvelle politique agricole qui n'est plus commune mais "à la carte" des choix stratégiques s'imposent si l'on souhaite reconnaître notre rôle d'acteur économique et préserver notre place dans la société. 
Pour atteindre cet objectif il est nécessaire de ne pas remettre en cause nos fondamentaux (plan de régionalisation, références historiques), de garder un lien important entre aides compensatoires et acte de production, et de faire une pause sur l'inflation des contraintes environnementales. 
Pour développer une politique d'installation et permettre l'évolution des structures d'exploitation ce nouveau carcan des droits à paiements doit être lié au foncier et non marchand, et livré rapidement avec un mode d'emploi opérationnel. 
Tous ces choix stratégiques prouvent que le choix de l'année 2006 n'est qu'un épiphénomène, et que les conditions d'application de cette réforme restent bien le véritable enjeu pour notre profession.

Jean Luc Capes.

13 février 2004

LA SOLIDARITÉ, PAS LA DIVISION

L'utilisation des fonds d'Unigrains qui ont pour partie mission d'apporter un appui au secteur de l'élevage continue d'être surmédiatisée. Rappelons que ce type de soutien a permis aux organisations représentatives des éleveurs de se structurer et ainsi de participer à part entière à toutes les négociations les concernant et aux organismes de gestion de marché.
Ces attributions financières qui ont toujours été effectuées en toute transparence avec l'accord de l'ensemble des ministres de l'agriculture et des finances, sont aujourd'hui remises en cause suite à une plainte d'un syndicat minoritaire : la Coordination rurale. Ce dernier continue sa campagne de dénigrement cette semaine avec l'envoi à plusieurs agriculteurs landais d'une prose ne contenant que des contrevérités sur notre syndicalisme.
Leurs représentants réclament notamment plus d'implication dans de nombreuses structures alors qu'à ce jour ils brillent par une absence soutenue dans les instances où ils sont élus.
Absence totale aussi sur tous les sujets d'actualité qui nous préoccupent (les calamités agricoles, les crises des secteurs laitier, porcin, avicole, l'application des accords de Luxembourg, la loi sur l'eau, les marges excessives des GMS) alors que nos équipes de responsables bénévoles s'emploient à défendre quotidiennement les intérêts de tous les agriculteurs landais...
Seules, les périodes électorales, semblent les réveiller, avec des méthodes peu habituelles dans notre monde agricole puisque l'action judiciaire contre des paysans semble être leur seul mode d'action !
La FNSEA ne se laissera pas salir et continuera de promouvoir un syndicalisme de dialogue, d'action, de rassemblement où toutes les productions, tous les agriculteurs, ont leur place. En cette période où l'agriculture traverse des difficultés, notre credo restera la solidarité et non la division.

Jean-Luc Capes

6 février 2004

PRIX DU LAIT : LA COLÈRE GRONDE

3 MOIS DE REVENU EN MOINS !

Les propositions des transformateurs demeurent inacceptables !
Après 5 heures de négociations ce mardi à l'interprofession nationale, les producteurs se sont à nouveau heurtés à la seule logique comptable et financière des transformateurs !
Ils persistent sur la volonté d'un recalage du prix du lait estimant nous avoir trop payé ces dernières années en rapport au prix du lait allemand inférieur au prix français seulement en 2003.
Les producteurs doivent malheureusement constater que ces propositions nous amènent droit à une baisse prévisible de plus de 20 euros/1.000 l au 4ème trimestre 2004 pour la 1ère année d'application de la réforme (qui ne s'applique qu'à partir de juillet 2004).
Et les 2 années suivantes ?
Un tel niveau de baisse totalement injustifié ne donne aucune perspective et provoque notre colère.-
Nous demandons à notre ministre d'intervenir comme médiateur face au blocage des négociations interprofessionnelles ainsi qu'un accompagnement social des producteurs les plus fragiles. C'est aussi sa réforme !
L'heure n'est plus à la négociation mais à la mobilisation.
L'action continue et doit se durcir. C'est ensemble que nous obtiendrons gain de cause dans l'intérêt de toute la filière du Sud-Ouest.


Laurent Baillet - FDPL 40
Patrick Sourbé - FDPL 32
Marcel Ladagnous - FDPL 64
Thierry Lanuque - FRPL

30 janvier 2004

MANIF MARDI
Depuis plusieurs années, l'État, ne respecte pas l'abondement du Fond des Calamités Agricoles à parité avec les agriculteurs.
Depuis plusieurs mois, l'État, tergiverse sur la reconnaissance de l'ampleur des dégâts causés par la sécheresse.
Depuis quelques jours, l'État, cherche à changer les règles du jeu de la procédure calamités agricole, laissant au bord de la route 800 agriculteurs landais supplémentaires.
C'en est trop. Additionné aux crises des filières (porcs, lait, palmipèdes...), aux charges de trop envisagées aux travers de la future loi sur l'eau, le maintien de notre revenu, l'avenir de notre agriculture sont en cause. 
Pour manifester notre ras le bol la FDSEA et les J.A. appellent à la mobilisation devant la préfecture pour mardi prochain

Jean Luc Capes.
Daniel Peyraube.

23 janvier 2004

ÉQUARRISSAGE : L'INACCEPTABLE !

Le ministre de l'agriculture avait promis que le nouveau dispositif de financement de l'équarrissage n'aurait aucune incidence sur les éleveurs.
Sauf que depuis quelques jours alors que le nouveau dispositif devait répercuter les coûts vers l'aval de la filière, la grande distribution et certains acteurs de la filière renvoient cette taxe vers les éleveurs... au motif que le gouvernement n'a pas mis en place des dispositions réglementaires claires et applicables à tous sans contestation possible.
Cette situation est totalement inacceptable car les Pouvoirs Publics doivent garantir le respect du schéma défini et rappeler à l'ordre l'ensemble de la filière à commencer par la distribution.
En ces temps où le cochon est payé 100 euros au producteur et où les consommateurs paient 110 euros pour acheter deux jambons, il est urgent de reconnaître et mieux partager les marges au besoin par la contrainte de la loi.

Jean-Luc Capes

16 janvier 2004

CARTON ROUGE

En ces périodes de vœux, il est de coutume, pour de nombreuses personnalités, de rappeler les événements majeurs de l'année passée.
Force est de constater que la sécheresse est déjà oubliée dans la tête de nos décideurs alors qu'un agriculteur landais sur deux a déposé un dossier d'indemnisation et qu'à ce jour pas un centime d'euro n'est arrivé dans les fermes.
Il est urgent que l'État accélère le traitement des dossiers et le versement des aides promises afin que les collectivités territoriales puissent démarrer leurs dispositifs de soutien.
Malheureusement en guise d'étrennes à la sauce Bercy et alors que la détresse des agriculteurs est grande, l'État s'apprêterait de manière scandaleuse à changer les règles du jeu, ce qui conduirait à exclure de la procédure calamités la quasi-totalité des agriculteurs landais.
Vos représentants de la FDSEA et des JA ont vigoureusement dénoncé cette manipulation auprès du Préfet.
On n'ose croire que des responsables politiques puissent prendre, en toute conscience de telles décisions. Les agriculteurs et leurs familles méritent une autre reconnaissance et de meilleures perspectives d'avenir.

Jean-Luc Capes.

9 janvier 2004

FIER DE NOTRE CULTURE

Lors des fêtes de fin d'année, période importante de consommation de produits gastronomiques de terroir, on a pu voir fleurir ici et là des actions militant pour le droit des animaux.
Sous forme de collectif non identifiable, ces personnes veulent faire abolir beaucoup de modes de productions de nos exploitations agricoles comme, par exemple le gavage. On ne peut que regretter la surexposition médiatique de cette minorité car, très souvent, ils ne sont pas plus nombreux que le nombre de gaveurs d'un canton landais. Ils feraient mieux de venir visiter nos fermes où ils pourraient constater qu'un bon produit est toujours issu d'un animal en bonne santé, résultat du travail bien fait d'un éleveur qui aime ses animaux.
Soyons lucides, derrière ces actions, se profile le lobby des végétaliens qui veulent imposer à tous les citoyens leur sectarisme avec une alimentation uniformisée sans odeur et sans saveur, ne respectant aucune tradition régionale.
Au-delà de leur pouvoir d'influence sur nos instances européennes, c'est bien leur intolérance qu'il faut combattre.
Respecter l'héritage culturel et sociologique de nos aïeux est la moindre des reconnaissances pour laquelle nous devons œuvrer.
De plus, dans ce monde pas toujours des plus réjouissants, les moments de plaisir ne peuvent être que bons pour notre équilibre quotidien.
Si vous voulez continuer à savourer l'art de la chasse à la palombe, à apprécier le combat artistique que se livrent l'homme et le "toro" lors d'une corrida, à sublimer votre palais autour d'un délicieux foie gras ou autour de la finesse d'un chapon des Landes bien doré, faites-le partager.
C'est bon pour le moral de tous.

Jean-Luc Capes.



Retour à la page d'accueil Contacts Glossaires Haut de page Page précédente Page Suivante Imprimer