Un récent rapport du Conseil économique et
social sur l'agriculture rappelle que se nourrir n'est pas aussi évident que
cela peut paraître et préconise un ministère de l'agriculture fort pour une
politique agricole forte.
Le CES estime que notre ministère doit être
conforté dans ses missions alimentaires, élargi aux missions d'aménagement du
territoire avec des priorités comme l'énergie, le sanitaire, l'effet de serre,
l'entretien des paysages…
Ce rapport qui dénonce l'amalgame entre
"productivité et productivisme" prône également un renforcement de la recherche
agronomique publique et de l'enseignement agricole pour obtenir un haut niveau
de productivité et viser des économies d'intrants.
Dans le domaine de l'eau, il propose une
vraie politique de stockage et dans celui du foncier de mettre un terme au
gaspillage des terres agricoles.
Ces positions pour un ministère de
l'agriculture fort, ont le mérite d'être claires alors que la majorité des
candidats aux élections présidentielles s'interrogent encore sur le
positionnement de ce ministère dans leur projet de
campagne.
Il serait encore temps qu'ils en apprécient
l'enjeu national et qu'ils prouvent, au plus vite leur intérêt pour
l'agriculture avec clarté.
Jean-Luc
Capes