Lors d’un récent colloque "Agriculture durable et
pesticides" organisé par la Présidence française de l’Union européenne, le
ministre de l’Agriculture Français a expliqué que "pour réduire la dépendance
aux produits phytopharmaceutiques, il nous faut promouvoir la santé des plantes
plutôt que la lutte contre les maladies".
Une fois ces paroles dites, les réalités du quotidien
restent. D’abord, ce n’est pas par plaisir que les agriculteurs utilisent ces
produits, surtout au prix auquel ils sont vendus, mais bien par nécessité pour
assurer des récoltes en quantité et en qualité. Ce scénario d’en supprimer et de
ne pas les remplacer comme nous pouvons le vivre actuellement, c’est hypothéquer
les rendements de demain.
Ce qui est contradictoire avec l’objectif de nourrir la
planète demain, car contrairement au siècle dernier, depuis l’an 2000 la
productivité agricole augmente moins vite que le taux de croissance de la
population mondiale.
Vous y rajoutez le fait que la "ferme France" perd
soixante mille hectares par an, on peut supposer que plutôt que prévu, reviendra
l’enjeu de pouvoir produire et de notre indépendance
alimentaire.
Sans remettre en cause l’objectif de produire mieux,
il y des domaines stratégiques où nos politiques devraient accorder leurs
objectifs. En fait, là aussi il manque une certaine régulation, face à des
effets de mode excessifs.