« Le Grenelle, ce sont des aides pour les
agriculteurs qui veulent faire évoluer leur modèle ». Avec ces paroles
Monsieur Borloo le ministre du développement durable a le verbiage aisé, car la
réalité ne se vit point ainsi par les agriculteurs. Certes le Grenelle n’est pas
responsable de tous les maux qui pèsent sur la conjoncture agricole, mais il ne
fait que participer à l’empilement des contraintes, des coûts supplémentaires et
pousse les agriculteurs français dans le gouffre des impasses techniques.
Depuis, les distorsions de concurrence ne font que s’accroître.
Pour preuve, les propos du ministre de l’agriculture qui
s’alarme de la perte de vitesse de l’agriculture française face à l’Allemagne,
ceux de Madame Lagarde ministre de l’économie qui lance une mission d’analyses
des facteurs de compétitivité des industries agro alimentaires françaises.
Le problème ne serait-il pas au niveau de la gouvernance de
ces trois ministères avec les services de Monsieur Borloo, qui agissent sur leur
nuage en totale indépendance et ignorent les volets économique et social du
développement durable ?