La conférence
départementale du foncier rural organisée parla SAFER à permis de prendre conscience de
la marche en avant de la consommation des espaces agricoles et forestiers
landais pour les vingt ans à venir. Ainsi d’ici 2030, en partant de l’approche
prospective de l’INSEE qui fait état d’une augmentation de la population de 7300
habitants dans les landes, ce sont 13000 hectares supplémentaires qui seront
urbanisés d’ici là.
Sachant que tout le
monde est d’accord pour relever le défi alimentaire et énergétique, l’équation
devient compliquée à résoudre.
Que l’agriculture soit
toujours la variable d’ajustement n’est pas éternellement supportable. Ne
faudrait-il pas d’abord réfléchir à une politique d’urbanisation moins
consommatrice d’espace, car c’est bien une particularité landaise, par habitant,
notre surface urbanisée dépasse du double la référence nationale. Ne faudrait-il
pas non plus réfléchir à un remembrement commun entre les espaces agricoles et
forestiers pour optimiser nos potentiels de production. Dans tous les cas, une
chose est sûre, l’activité de la SAFER a de l’avenir et la profession agricole à tout intérêt à
rester dans les débats d’orientation.