Devant l’impact conséquent des pertes dues à la fièvre
catarrhale, les éleveurs sont dans l’attente d’un soutien public que nous avons
demandé au travers de plusieurs pistes : allègement des charges sociales,
exonération de la TFNB, report d’annuité, aides à la trésorerie et aux surcoûts
sanitaires…
Sachant que l’alimentation animale est le premier débouché
des céréales, la demande est également forte de la part des éleveurs de
revendiquer un rééquilibrage des aides européennes.
A la FNSEA le débat est réel, en imaginant des DPU
flexibles qui selon la conjoncture (comme les céréales en 2007) pourraient
naviguer d’une filière à l’autre.
Encore faut-il savoir sous quelle forme un tel mécanisme
peut voir le jour. A voir comment la DGCCRF a condamné les accords
interprofessionnels du lait, la balle est dans le camp de l’état de dire ce
qu’il est possible de faire ?
Cela ressemble étrangement à la situation du procès
Unigrains. Si tout le monde est pour la solidarité, on ne lui fait pas de
procès, c’est la moindre des
choses.