«C’est la crise
économique la plus grave qu’ait connu le secteur agricole en 30 ans ». Ce
ne sont pas les propos d’un responsable syndical agricole que le citoyen
français trouverait excessif en constatant la stabilité des prix à l’étalage,
mais ceux de notre ministre de l’agriculture.
Jamais autant de
filières n’ont été en même temps avec des cours à la baisse aussi sensible. Sur
un an, le blé tendre a baissé de 31 % , le maïs -35 %, le lait -24 %, les
volailles -11 %, les fruits et légumes -25 %.
L’agriculture française
est victime d’une dérégulation des marchés commandée par la commission
européenne et d’une distorsion de concurrence sur des conditions de production
par rapport à ses voisins européens. PLUS la chape de plomb de la crise
économique en général.
Devant ces perspectives
de chute drastique de revenu, la mobilisation syndicale s’impose pour obtenir du
gouvernement une conférence sur le revenu des agriculteurs avec à la clé
d’indispensables soutiens pour passer de telle période. L’Etat a d’ailleurs
fortement apporté son soutien à des secteurs comme, l’automobile, les banques,
la restauration. L’agriculture en terme d’excédant de balance commerciale et
d’emploi est largement à la hauteur de ces secteurs
d’activités.
Aussi la FNSEA appellera donc à
manifester fin octobre dans de grands rassemblements régionaux. Peut-être à la
« St Luc pour le grand
truc »