Après sept
ans d’attente, les vingt sept Etats de l’Union Européenne se sont finalement mis
d’accord sur une liste de services soumis à des taux réduits de TVA, dont fait
parti la restauration.
Si cette
mesure est une bouffée d’oxygène pour cette profession en difficulté, elle met
le gouvernement dans une position délicate compte tenu de l’état des finances
publiques. Car passer du taux normal dela TVA de 19,60 % au seul taux réduit,
existant en France, de 5,5 % coûterait plus de trois milliards d’euros à l’Etat
pour le seul secteur de la restauration. Une hypothèse circulerait autour d’un
nouveau taux intermédiaire à 10 %.
Ne serait-il
pas plus équitable de remonter celui de la restauration rapide qui profite
depuis toujours du taux réduit. De plus ces chaînes très souvent étrangères ne
sont pas des exemples de valorisation des produits agricoles de nos terroirs, et
sont très éloignées de la gastronomie qui bonifie la diversité de nos
productions.