L’art de la synthèse est un exercice toujours très délicat. A vouloir
ratisser trop large, le risque est grand d’aboutir à une version catalogue où
personne « n’est oublié » mais sans ligne directrice, voire avec
des contradictions.
Après les longs échanges démocratiques de l’élaboration du SDAGE Adour
Garonne, le résultat est tout à fait de cette nature. Un seul exemple, tout le
monde s’accorde à reconnaître les évolutions climatiques avec une
intensification des sécheresses
malgré une pluviométrie annuelle stable,et une augmentation conséquente de la
population dans notre grand Sud Ouest, de plus en plus attractif. Mais dans le
SDAGE n’apparaît pas la volonté politique forte de créer de la ressource en eau
indispensable à l’anticipation de l’avenir de l’eau de nos régions.
Pire on peut y trouver la mise en route d’une certaine
« désirrigation » de
notre agriculture, ce nouveau vocable.ayant vu le jour dans ces grands débats.
Ceux qui prônent cette « désirrigation » devront assumer
qu’elle est synonyme de « débouffe » de produits locaux en qualité et
en quantité.
Vous comprenez pourquoi vos représentants professionnels agricoles n’ont
pas voté ce schéma directeur.