Suite au rapport de la cour des comptes, la commission
européenne a lancé une réflexion sur de nouveaux critères de révision des zones
défavorisées. Ceci dans l’objectif de faire disparaître des distorsions de
concurrence qui existeraient actuellement.
Pour les Landes, cette manœuvre pourrait se chiffrer par
une perte de plusieurs centaine de milliers d’euros en remettant en cause de
nombreuses aides et bonification, (DJA, prêts MTSJA, entre autres, ICHN, CUMA,
Feader…)
De 171 communes éligibles aujourd’hui, nous passerions à
une dizaine de communes principalement situées en bordure de Lac où
l’agriculture est très peu présente.
Prendre des nouveaux critères qui ne laissent en zone
défavorisée que des communes où l’agriculture est quasiment absente est une
bonne façon pour l’Etat et l’Europe de faire de grosses économies mais une
véritable mascarade.
L’Europe doit retenir des critères régionaux objectifs,
qu’ils soient agronomiques ou
socio-économiques.
Quant à la volonté de la commission européenne de lutter
contre les distorsions de concurrence, elle ferait mieux de réunir ses états
membres sur des points bien plus importants, comme celui du coût de la main
d’œuvre ou encore celui de l’utilisation de produits de protection des
cultures.