Le seul chemin de la vérité pour le monde de l’élevage
qui subit l’inflation du prix des aliments est de passer des hausses de prix.
L’ultime étape étant de faire passer ces hausses à la
distribution malgré toutes les difficultés de relations entre fournisseurs et
distributeurs.
D’ailleurs l’ANIA (Association Nationale des
Industries Alimentaires) témoigne d’une dégradation du climat des négociations
commerciales depuis la mise en place de la LME qui institue la négociabilité des
tarifs des fournisseurs par les distributeurs. Selon l’ANIA, les pratiques
abusives se développeraient à tout va à cause de deux éléments principaux «la
subsistance de grandes divergences d’interprétation sur un texte équivoque, et
l’absence de sanctions effectives à ce jour ».
A croire que les conseillers juridiques de la GMS ont toujours une longueur
d’avance. Le fait que les sanctions financières prévues dans la LME ne puissent voir le jour
est totalement inadmissible et est la preuve que les pouvoirs publics n’assument
pas leur responsabilité. Au lieu de s’égarer sur des points mineurs le
Secrétariat d’Etat au commerce ferait mieux de concentrer tous ces efforts sur
ces nouvelles pratiques commerciales où se joue le partage de la valeur
ajoutée.