Tout est gelé, même
les financements de l’hydraulique par le ministère de l’agriculture comme
annoncé dans le projet de loi de finances de 2009.
Le transfert de la
participation de l’Etat serait généreusement alloué aux agences de l’eau. Cette
réponse n’est pas du tout rassurante quand on observe que l’Agence Adour Garonne
doit solliciter un emprunt, certes conjoncturellement, pour accompagner les
collectivités dans leur projet d’assainissement.
En cette période
d’annonce de plan de relance économique à « effet de levier » il est
contradictoire, que l’Etat abandonne les projets hydrauliques. Car créer de la
ressource en eau, c’est prévoir l’avenir, c’est la base d’un développement
durable de nos régions où l’économie, l’emploi et l’environnement se lient
naturellement.
Pour dégeler cette
situation préjudiciable, la mobilisation de tous les acteurs du sud du pays est
nécessaire, car l’enjeu de l’eau est de plus en plus traité à la mode écologique
anglo-saxonne bien loin de la réalité de nos régions.