La France a gagné son pari de faire inscrire au patrimoine mondial de l’UNESCO la gastronomie française, démarche soutenue depuis le départ par le
club de la Table Française. (*)
et le Club Vive le Foie Gras, réunissant plus de 320
parlementaires.
Ainsi, le repas gastronomique des Français est désormais
sur la liste représentative du patrimoine culturel et immatériel de l’humanité.
Cette inscription implique la mise en œuvre de plusieurs mesures concrètes
visant à assurer la préservation du repas gastronomique français, notamment par
un accompagnement éducatif dans les écoles, par des manifestations culturelles
et par un recensement précis des éléments constitutifs de ce patrimoine immatériel.
Cette reconnaissance du savoir faire culinaire français
est une bonne nouvelle, également pour les agriculteurs et le tourisme rural.
Les cuisiniers ont l’habitude de rappeler qu’ils ne peuvent bien exercer leur
métier qu’avec des produits de qualité et diversifiés. D’où l’enjeu d’une
agriculture dynamique et non standardisée sur tous nos territoires.
L’avenir de beaucoup de productions, se joue souvent
dans des détails de moyens de productions et de règlements qui ont tendance à
diluer les particularités territoriales. Il faut qu’il y ait cohérence entre
reconnaissance de notre gastronomie et reconnaissance du savoir faire des
agriculteurs jusque dans des grandes décisions de la
PAC. Que tout le monde soit conscient que le
patrimoine culinaire français
débute au champ avec des paysans durables.