L'article 13 de la loi de finances pour 2006
institue une exonération de 20 % de la part communale et
intercommunale de la taxe foncière sur les propriétés non bâties applicable aux
terres agricoles. Une victoire syndicale importante, obtenue l'an dernier. Cette
exonération doit bénéficier à l'exploitant agricole, c'est-à-dire que le montant
de l'exonération doit, lorsque les terres sont données à bail, être
intégralement rétrocédé aux preneurs des terres. Les 20 % d'exonération devront
donc être déduits de la part des impôts fonciers qui incombe normalement au
locataire.
La réduction ne porte que sur la part de la taxe
revenant aux communes et aux établissements publics de coopération
intercommunale. Elle ne s'étend pas à la taxe pour frais de chambre
d'Agriculture.
Cette exonération s'applique aux impositions
établies au titre de 2006 et des années suivantes.
Rappel : A défaut d'accord amiable entre bailleur
et preneur, le Code rural impose au preneur de prendre à sa charge 20 % de
l'impôt (article L 415-3 du Code rural).