A la FNSEA, nous n’avons jamais tergiversé sur la nécessité d’une TVA sociale dont l’exact nom devrait être la TVA emploi. D’ailleurs, c’est une idée majeure, véritable enjeu de la prochaine campagne présidentielle. Dans ce contexte, la FNSEA fera des propositions sur ce thème dans les toutes prochaines semaines.
Finalement, plutôt que d’aborder les vrais sujets, on rafistole ! La preuve, devant les difficultés financières de notre pays, on décide de relever certains taux de TVA de manière partielle et partiale. Si la rigueur s’impose, elle s’impose à tous mais nous avons besoin d’une vision cohérente et lisible de la TVA.
Spécifiquement en agriculture, comment gérer une entreprise avec trois taux de TVA différents, 5,5%, 7% et même 19,6 % par exemple pour les produits phytosanitaires ! C’est un ensemble disparate de nouveaux taux qui n’ont de commun que d’être des charges supplémentaires. Quelle est la logique dans tout cela ? Et dire qu’au même moment, on parle de simplification administrative et que tout le monde prêche pour réduire les contraintes qui pèsent sur les exploitations !
Un exemple, est-ce bien utile d’augmenter le taux de TVA sur la paille au moment où
les sécheresses s’intensifient, se cumulent et cela sans mesures d’accompagnement ?
La liste d’incompréhensions est longue, aussi longue que l’explication à tout cela.